Voilà trois jour que le nouvel équipage s’est fait au doux tangage du Piana. Jusque là tout va bien, les novices se sont bien adaptés et n’ont pas eu a renvoyé le
contenu de leurs estomacs sur les flanc du navire.

Les échanges de services dans le port de Taragonne me conduisent en haut du mat de Philippe pour les installations accrobatiques
Depuis le port de Tarragone, où nous avons réglé les derniers préparatifs avant le départ (changer « el controlator de carga solar », ranger la cabine, opérer de
multiples réparations pour le voisin Biarrot, faire les zouaves, etc..), nous sommes parti pour franchir le Cap de Salou.
On finit par le voir apparaître au détour d’un gros pétrolier après être poussivement sortie de la rade portuaire, la bonne humeur est de mise et nous profitons
d’un soleil généreux.

Alors que le jour tombe, nous tentons d’atteindre un mouillage où passer la nuit, tirons encore 5-6 bords avant d’allumer le moteur pour se mettre à l’abri devant
la plage de l’Hospitalet de l’Infant après 9h30 de navigations. Une bonne nuit de sommeil s’impose.
Le lendemain nous repartons sans se hâter vers le Delta de l’Ébre, mais nous arrêtons à l’Ametlla de Mar en début d’après-midi. Les rafales de vents à 25 nœuds
nous dissuades de poursuivre.
Au calme d’un mouillage isolé dans une crique, sieste et promenades auront comblé notre programme du jour.
On ne se sera pas ennuyé pour autant car les aimables agents de la Guardia Civil vinrent nous démontrer l’efficacité de leurs surveillance protective.
Soucieux de leur rendre la pareil, nous leur avons montré la précisions administrative dont nous savons faire preuve, passant ainsi le contrôle sans encombre.