On repart enfin du port d’Oropesa del Mar. L’attente forcée des précédents jours a renforcé notre volonté d’avancer vers le sud, quitter cette côte industrielle.
Nous enchainons donc 3 jours de navigation effrénée. Pour nous reposer, nous trouvons refuge face aux plages tracée au cordeau qui bordent un littoral de stations
balnéaires fantômes.
Le mois de décembre ne se prête pas à l’invasion touristique que doit connaître cette côte en été.
Le troisième jour nous partons dès le lever du soleil et filons au large. Le vent est pour nous! Nous avalons rapidement les miles jusqu’à ce que les grues du port
de Valencia apparaissent au loin.

Le temps d’une pétole, un petit dissonant de trompette, rien de tel pour appeler
les vents à revenir
Entre l’écume des vagues et les reflets du soleil sur l’eau, nous apercevons des ailerons. Un banc de Dauphins! Moment d’émerveillement à bord. On en oublie de
sortir l’appareil photo. Pourtant la scène dure plusieurs minutes, les mammifères s’approchent même de nous et viennent jouer dans les traces de notre bateau
quelques instants avant de reprendre leur chemin.

A l’approche de la nuit, on donne la becquée à l’équipier barreur.
La nuit s’annonçant favorable à la navigation, nous poursuivons jusqu’à Xàxia (ou Javea), que nous atteignons vers 5h du matin.

Un symbole mystèrieux se dessine au grès de nos approximations de trajectoire..
Nous aurons parcouru 59 miles et passé l’agglomération Valencienne d’une traite. C’est plutôt pas mal, cela nous autorise à une bonne journée de repos au soleil.