Et bien ! Plus d’une semaine sans donner de nouvelles, nous commencions presque à nous inquiéter nous même ! Depuis l’île de Tabarca, dont nous avons promptement
fait le tour hier, nous repartons vers le sud en direction de Mare Menor. Nous n’avons pas vu le temps passer depuis le réveillons de Noël, alors un petit résumé
en mode roman d’aventure s’impose :
Previously on Piana’s Unexpected Journey…
Passé le cap de Nao, où ils avaient joyeusement festoyé Noël, le trio s’était dirigé vers Calp, puis Mascarat Beach. Les falaise ocre sur lesquelles
s’accrochent quelques immeubles en terrasse de l’étroite cité balnéaire, offraient un espoir prometteur de pouvoir admirer cette magnifique vue depuis la sellette
d’un parapente. Et que ne fût pas la joie des deux libéristes de l’équipage lorsqu’ils virent poindre au loin les reflets colorés des ailes de leurs congénères
espagnoles! Le Capitaine n’y tenant plus, s’était précipité sans même prendre le temps d’enfiler un pantalon, pour les saluer. Et sans plus attendre se fit emmener
sur la crête du mont Toix, point de décollage de son premier vol depuis le commencement de la Pianaventure.
Euphoriques, l’équipage s’étaient lancé à l’assaut des spots de parapente dont la côte ici bas fourmille et leur prochaine cible n’était autre que les falaises
du cap de Santa Pola !
Mais l’excitation retomba bien vite quand coup de mer et vin blanc terrassèrent soudainement le malheureux capitaine !
Alors que ce dernier parsemait les eaux tumultueuses de ses reflux gastriques, les équipiers valident ramenèrent vaillamment Piana dans le port le plus proche.
Le temps n’était plus à la navigation mais au repos réparateur, il ne faudra pas moins d’une journée entière de farniente pour que la bande se remette de
ses maux.
Fort heureusement, un événement très attendu vint revigorer l’équipage: l’arrivée à bord de Piana de sa quatrième équipière, Aude de Bretagne ! ( Aussi connue
sous le nom de Matel’Aude).
Le lendemain, aux abords luxueux de la Marina de Santa Pola, le quadrinôme à l’exact parité, célébrât la nouvelle année dans l’atmosphère cosie de la cabine
de Pianavasana. Un peu plus tard, sur la place du château, pendant que la bonne société autochtone avalaient ses douze raisins avant le dernier coup de minuit, nos
héros faisaient sauter le cidre breton et énonçaient des vœux de bonheur pour l’an nouveau. L’ambiance générale était bien sage comparée à ce que savent être les
fiesta espagnoles.
S’en allant donc voir ailleurs qu’ils ne s’y trouvent pas, les matelots terminèrent la soirée en illuminant la plage des feux de fusées de détresse périmées. Ainsi
se termina l’an de grâce 2018 pour Piana.

Profitant d’une belle journée pour ce premier de l’an, l’équipage s’adonnât aux joie du cerf volant et du gonflage de parapente sous les yeux ébahis des
badauds. Une belle entrée en matière pour cette année 2019 !

