Saison 1 : Frontignan – Alvor

La technique d’échouage s’améliore, ici nous sommes parfaitement droits !

On se pose à Olhao
Après une petite navigation nous entrons dans la baie d’Olhao se mettre à l’abri des conditions disons fraichissantes le vent était devenu particulièrement fripon comme dirai Georges. Nous nous réfugions dans un mouillage sablonneux par deux mètres de fond pour ensuite nous échouer. Après cette expérience à 45 ° nous regagnons des eaux plus profondes pour un nouveau mouillage. Les conditions ne nous permettant pas de tenter une navigation nous restons deux jours sans bouger. Au matin du Troisième jour nous tentons de rejoindre un quai, puis « pof » ben non restera sur un nouveau banc de sable. Il nous fallu 3 jours pour traverser le lagon. Dure expérience rythmée par les séances de cinéma du bord, les siestes et les repas copieux.

Nous naviguons avec Manon et Samuel à bord de Tacca avec Marion.
Le Rio Guadiana, un refuge et un paradis, beaucoup de marins nous confient « je suis venu pour deux semaines, c’était il y à dix ans… » beaucoup de voiliers ne
naviguent plus en dehors du Rio mais sont habités. C’est une vraie communauté internationale flottante qui s’est installée ici depuis une quarantaine d’année. Les
anglais sont majoritaires et ont leurs lieux de prédilection au village d’Alcoutim. On y fait la fête jusque tard dans la nuit puis chacun reprend son dinghy et
regagne son embarcation. Il est dur de s’arracher à l’atmosphère paisible et bienveillante qui règne ici, ce phénomène est appelé : Le Guadiana-glue

La
nuit sur le Rio tous les voiliers sont sagement alignés par le courant des marées.

Nous remontons le Guadiana jusqu’à Mertola où l’on oublie réellement l’air marin à 80km à l’intérieur des terres.

Nous remontons le fleuve qui prend des allures de rivière sauvage dans la reserve naturelle avec des rochers affleurants, Notre faible tirant d’eau nous simplifie
les choses.

Pour les Iles
flottantes, pas de batteur électrique, la chignole fera bien l’affaire !


Une soirée mémorable à bord du navire de la douane Portugaise.

Après avoir écumé les bars d’Alcoutim nous voilà embarqué par l’équipage du
« Pegaso », décidément au Portugal le service des douanes sait recevoir les étrangers comme il se doit !

Impossible de bouger sur le fleuve sans revoir des connaissances,
nous avons rencontré Chris et Chérie à la suite d’une scéance de pêche improvisée dans le port de San Antonio à 3h du matin .

Préparation des chapatis matinaux

Encore
et encore des oranges on décide de suivre un nouveau régime, trois jours d’oranges !

Dure navigation sur le fleuve

Dans le lit du Rio Guadiana, à la frontière entre l’Espagne et le Portugal, nous
changeons d’heure à chaque bord et nous en profitons pour ramasser des oranges, des citrons et des mandarines.

Nous accueillons Morgane et Jeremy pour leur croisière de noces de PACS

Notre Ninja-matelot préféré avant l’envol de l’écrevisse.

Sam et son aile de voltige, il s’amuse à glisser sur les rampes d’escalier du camping
abandonné pendant des heures !Nous quittons nos statuts de matelots et le confort 5 étoiles du Piana pour rejoindre nos amis parapentistes en bivouac, une petite
semaine à Matalascanas. L’art du parawaiting de compétition et la recette sacrée du chapati n’ont plus de secrets pour nous !
De retour sur Piana et après une belle navigation avec nos nouveaux matelots tout frais, nous voilà enfin au pays du Portos ! 1h du matin, on se pose
tranquillement au port lorsqu’un portugais atypique en rogne vient interrompre notre brossage de dents: ah…les papiers d’identité. Quelques photocopies de visa
russes plus tards, on se retrouve, sans crier gare, plongés dans une soirée disco à la portugaise, à l’étage de la boulangerie du coin! C’est tout de même la
journée internationale de la femme, on fête ça comme il se doit.
Remis de nos déboires de la veille et après un brunch d’excuses en bonne et due forme aux voisins de pontons anglais pour notre pêche à la fourchette expérimentale
à 4h du matin, on se lance sur le rio Guadiana, frontière hispano-portugaise!
Nous voguons tranquillement entre deux fuseaux horaires, dans un espace temps relatif. Il faut dire qu’entre les cueillettes intensives d’oranges et le
développement de techniques de pêche au filet toujours plus élaborées, nous sommes débordés.
Aude la Farouche
Matalascanas, on en à quand même profité !

La vase du Guadalquivir investit légèrement le pont…

Roland et Samuel dans le delta du fleuve, nous profitons de la marée descendante pour
rejoindre des eaux moins boueuses.

Nous retrouvons Lisa, Roland, Samuel et Ugal nos amis parapentistes de Cabo de Gata qui
traversent la réserve de Donana en VTT pour nous rejoindre. Nous les attendons, échoués sur la rive droite du Guadalquivir ! on charge leurs vélos à bord et le
lendemain nous naviguons jusqu’à Mazagon pour voler ensemble.
Nous quittons Gibraltar et son soleil Londonien pour gagner Cadix, en 24h ! on pinaille plus !
A Cadix nous rencontrons la joyeuse équipage de Libecciu une association partie de Bretagne avec deux voiliers restaurés par leurs soins avec l’ambition de créer
des espaces de rencontres et d’échanges dans les places qu’ils visitent à grand coup de crèpes, chants et musique !
voilà le lien de leur Blog : Liberbed.net

A Gibraltar, nous retrouvons Fokke, mouillons à couple et cuisinons des lasagnes dans
son four.

NO SMOKING, oui oui…
Le 18 Février 2019
Le temps est maussade, on ne se laisse pas aller pour autant et on en profite pour recycler les vidéos qui traînent dans un petit montage.
On commence à en avoir quelques unes alors pour mieux les retrouver la page du Pianolywood est désormais accessible ici !

Sam, élu barreur du mois !!

Des bonnes déferlantes nous font écoper avec le cockpit.

La navigation n’est pas une excuse pour négliger la cuisinière, au contraire…
Du 11/02 à 10h00 au 13/02 à 8h
, nous sommes en navigation. Après un comparatif sur la fiabilité des différents modèles météo, je choisi d’utiliser désormais le modèle Arpège qui donne des
vitesse de vent assez fiables pour notre zone géographique. Il se trouve qu’un créneau s’annonce, du vent d’est, constant, pendant plusieurs jours, pas trop fort
en étant en vent arrière. L’équipage est prêt, les pleins sont faits, ok. Nous quittons notre chère mouillage de puerto Genoves, cap à l’ouest. Une bonne journée
de pétole au soleil, et 15 milles parcouru. Dans la soirée, le vent se lève. Ça y est notre moteur anticyclonique est en route ! Dérive relevée on se laisse surfer
sur une houle qui se forme bien (je vous laisse imaginer la gîte par vent arrière). À la fin de la nuit la houle est plus grosse maismieux organisée. Bref je
m’égare un peu en détails techniques. On avance bien quoi ! Nous arrivons au détroit vers 6 h en essayant de deviner fans la nuit l’emplacement des cargos à
l’ancre à l’entrée du détroit. Au milieu de ces geants on se sent comme « une fourmi sur une piste de dance ». Nous rentrons dans la baie d’Algésiras. Seul hic il
est impossible de remonter au vent pour rejoindre le port même au moteur. Nous sommes plus vraiment manœuvrant au milieu de ces cargos et tout le monde est bien
fatigué par les 170 milles dans la machine à laver cycle essorage…
Nous agitons des farouches bras poir appeller un de ces bateaux-navette pour les cargos. Ils sont ok pour nous remorquer en « secure place » Le remorquage commence.
L’ancre qui était sagement attachée s’était entre temps libérée de sa fixation et décidait d’aller faire une brasse sous mes yeux un peu à la manière d’un piguin
qui se jette à l’eau, hop là ! Je rattrape la chaîne qui se jette à l’eau joyeusement et adresse de grands signes au tracteur des mers qui nous emmène. Une fois le
problème résolu nous entrons en toute discrétion dans la marina « village ocean » tracté par un bateau qui fait 4 fois notre taille et fait le bruit de 3 camions.
Bienvenue en Angleterre ! Tant pis on sera dans le port anglais… Gentillement amarré à … La piste d’atterrissage des avions de ligne Bonne nuit !

Nous allons nous installer dans une magnifique cala bien abritée de Cabo de Gata pour
quelques jours ensoleillés après la tempête

Anja est une réplique en acier d’un Ancien Ketch en bois. Fokke aprés 10 jours au large
en solitaire s’installe avec nous dans la Cala. Au vu du trafic de passagers à bord de Piana, il nous propose son annexe le « shitty-dinghy » qui porte l’unique
signe de provenance de Fokke : Boston

Scéance de grimpette obligatoire à côté de la playa Monsul !

Les Navigations sont courtes mais chargés en émotions et en Tapas

Depuis une semaine, c’est le festival des étoiles filantes, les nuits sans lune sont
vraiment très sombre et laissent apparaître franchement les étoiles !

Nous nous efforçons de battre le record de nombre de personnes à bord qui s’élève
désormais à 9 personnes pour une durée de 7 heures !!!
Nous sommes maintenant 6* à bord, depuis le 22 Janvier, 7 avec les invités. On ne joue plus à la dinette quand il s’agit de préparer le repas. Il s’agit en fait
d’un crescendo gastronomique incessant dans lequel les bananes/chocolat pancakes du matin succèdent aux tapas, soupe de poisson, et tisane + chocolat.
Nous sommes arrivés à Cabo de Gata, ok nous avons mis 3 mois et 8 jours pour arriver. Une fois arrivé là je me dis qu’on pourrai aller jusqu’à Seville en suivant
la côte espagnole puis en remontant le Guadalquivir. On verra bien, pour l’insant on laisse passer les rafales à 60 noeuds en attendant d’aller mouiller l’ancre
dans les décors de film du parc naturel de Cabo de Gata.
*Pour apprendre à connaître personnellement l’ensemble de l’équipage je vous renvoie à la page « L’équipage » en effet la tradition veut qu’on se fasse rédiger son CV par un des équipiers du bord une fois
embarqué.

Aude, Aude, Marion, Victor, Samuel, Maël, Maxime Oui nous prenons des repas à 7 à bord
sans problème !

En attendant Aude et Maël, le reste de l’équipage se planque au port de San José où
Piana peut s’adonner à la Macarena avec ses copains…

Aude et Maël quittent le bord pour quelques jours ils pourront profiter du GR qui borde
la côte du parc naturel ils profitent de la légère brise.

Aude et Sam découvrent leur nouvel élément.

L’ancre vient crocheter le fond de la baie à 2h du matin après une navigation de 1,5
miles en … 4h, le temps de voir la lune se lever quoi !

Maël dans son costume de M. Glyphomane

Nous partons à la rencontre des locaux dans la comunautée hippie de San Pedro

La magnifique baie de San Pedro n’est accessible que à pied ou en bateau.

Je décide de me mettre au sport : la pêche à la ligne !

Un quai parfait pour faire de la maintenance en haut du mât

100 ans plus tôt, au même endroit…

Sur notre ponton il y à beaucoup de passage au couché du soleil, des touristes anglais,
français, allemands, souvent retraités qui viennent déguster la douceur de l’hiver.
Aprés un jour d’escale à Cartagena nous reprenons l’écoute pour quelques miles, jusqu’à La Azohia où nous nous adonnons à l’art délicat du maniement de la suspente
:

Décollage à la Azohia l’aterro est sur la plage et impose une petite baignade une fois
posé

- On nous escorte à la sortie du port de Carthagène

Dans le port de Carthagène : l’abeille bourbon Espagnole

Ici Piana, ici Piana, ici piana.
Le rythme espagnol s’installe. Comprendre : On flemmarde un max!
Même pour écrire. Alors sans faire de prose, voici le bilan de notre passage sur Mar Menor:
Manger – Sieste – Manger – Dodo – Manger – Promenade – Manger – Film – Manger – Faire les courses – Manger.
À noter cependant quelques méfaits remarquables commes :
- Débarquer sur l’Île du Baron illégalement puis s’en faire virer et être escorté par un drone jusqu’à notre embarcation,

- Ne pas quitter les lieux sans y laisser au préalable quelques offrandes odorantes de derrière les bruyères,
- Affoler une peuplade entière de goélands sur le coup de minuit moins le quart à l’aide d’un phare lumineux,
- Faire du Canoë tracté à fond les ballons sur le lagon!

- Repêcher le couvercle du fait-tout à 6 m de fond (on l’avait maladroitement laissé plonger à l’eau), comme on joue à la « pêche aux canards » de la fête
foraine, mais avec une épuisette attachée à une corde,

- Faire de la trompette dans le système de la gazinière

- Se tenir debout sur le pont, dans le plus simple appareil et saluer fièrement les pilotes en exercice de l’armée de l’air espagnole,
- Investir le quai d’un port et y tenir l’apéro toute l’après-midi,

- Alpaguer des pêcheurs et obtenir un seau de poisson à un très bon prix,

- Faire la rencontre d’une corsaire française et partir à l’abordage d’un paquebot de 50m,

- Mourir d’une orgie de poisson.
Et enfin les vers suivant furent écrits pour venir en soutien à l’équipier en difficulté intestinale:
La philanthropie du Matelot constipé …
Aller Matelot, vas-y fait caca,
Ça fait longtemps que t’attendais ça.
Vas-y Matelot, aller fait ta crotte,
Tu verras bien, après c’est Tip-Top!
Merci, binsoir!
Et bien ! Plus d’une semaine sans donner de nouvelles, nous commencions presque à nous inquiéter nous même ! Depuis l’île de Tabarca, dont nous avons promptement
fait le tour hier, nous repartons vers le sud en direction de Mare Menor. Nous n’avons pas vu le temps passer depuis le réveillons de Noël, alors un petit résumé
en mode roman d’aventure s’impose :
Previously on Piana’s Unexpected Journey…
Passé le cap de Nao, où ils avaient joyeusement festoyé Noël, le trio s’était dirigé vers Calp, puis Mascarat Beach. Les falaise ocre sur lesquelles
s’accrochent quelques immeubles en terrasse de l’étroite cité balnéaire, offraient un espoir prometteur de pouvoir admirer cette magnifique vue depuis la sellette
d’un parapente. Et que ne fût pas la joie des deux libéristes de l’équipage lorsqu’ils virent poindre au loin les reflets colorés des ailes de leurs congénères
espagnoles! Le Capitaine n’y tenant plus, s’était précipité sans même prendre le temps d’enfiler un pantalon, pour les saluer. Et sans plus attendre se fit emmener
sur la crête du mont Toix, point de décollage de son premier vol depuis le commencement de la Pianaventure.
Euphoriques, l’équipage s’étaient lancé à l’assaut des spots de parapente dont la côte ici bas fourmille et leur prochaine cible n’était autre que les falaises
du cap de Santa Pola !
Mais l’excitation retomba bien vite quand coup de mer et vin blanc terrassèrent soudainement le malheureux capitaine !
Alors que ce dernier parsemait les eaux tumultueuses de ses reflux gastriques, les équipiers valident ramenèrent vaillamment Piana dans le port le plus proche.
Le temps n’était plus à la navigation mais au repos réparateur, il ne faudra pas moins d’une journée entière de farniente pour que la bande se remette de
ses maux.
Fort heureusement, un événement très attendu vint revigorer l’équipage: l’arrivée à bord de Piana de sa quatrième équipière, Aude de Bretagne ! ( Aussi connue
sous le nom de Matel’Aude).
Le lendemain, aux abords luxueux de la Marina de Santa Pola, le quadrinôme à l’exact parité, célébrât la nouvelle année dans l’atmosphère cosie de la cabine
de Pianavasana. Un peu plus tard, sur la place du château, pendant que la bonne société autochtone avalaient ses douze raisins avant le dernier coup de minuit, nos
héros faisaient sauter le cidre breton et énonçaient des vœux de bonheur pour l’an nouveau. L’ambiance générale était bien sage comparée à ce que savent être les
fiesta espagnoles.
S’en allant donc voir ailleurs qu’ils ne s’y trouvent pas, les matelots terminèrent la soirée en illuminant la plage des feux de fusées de détresse périmées. Ainsi
se termina l’an de grâce 2018 pour Piana.

Profitant d’une belle journée pour ce premier de l’an, l’équipage s’adonnât aux joie du cerf volant et du gonflage de parapente sous les yeux ébahis des
badauds. Une belle entrée en matière pour cette année 2019 !


On repart enfin du port d’Oropesa del Mar. L’attente forcée des précédents jours a renforcé notre volonté d’avancer vers le sud, quitter cette côte industrielle.
Nous enchainons donc 3 jours de navigation effrénée. Pour nous reposer, nous trouvons refuge face aux plages tracée au cordeau qui bordent un littoral de stations
balnéaires fantômes.
Le mois de décembre ne se prête pas à l’invasion touristique que doit connaître cette côte en été.
Le troisième jour nous partons dès le lever du soleil et filons au large. Le vent est pour nous! Nous avalons rapidement les miles jusqu’à ce que les grues du port
de Valencia apparaissent au loin.

Le temps d’une pétole, un petit dissonant de trompette, rien de tel pour appeler
les vents à revenir
Entre l’écume des vagues et les reflets du soleil sur l’eau, nous apercevons des ailerons. Un banc de Dauphins! Moment d’émerveillement à bord. On en oublie de
sortir l’appareil photo. Pourtant la scène dure plusieurs minutes, les mammifères s’approchent même de nous et viennent jouer dans les traces de notre bateau
quelques instants avant de reprendre leur chemin.

A l’approche de la nuit, on donne la becquée à l’équipier barreur.
La nuit s’annonçant favorable à la navigation, nous poursuivons jusqu’à Xàxia (ou Javea), que nous atteignons vers 5h du matin.

Un symbole mystèrieux se dessine au grès de nos approximations de trajectoire..
Nous aurons parcouru 59 miles et passé l’agglomération Valencienne d’une traite. C’est plutôt pas mal, cela nous autorise à une bonne journée de repos au soleil.

Occupation de soirée, visionnage des vidéos et travaux manuels
Les réparations ont dû être prolongées le temps de mettre la main sur un nouveau régulateur de charge.
Heureusement qu’ Alfonse est là. Au volant de sa C15 de course, il a eu la bienveillance d’emmener Maxine parcourir les magasins de fournisseur de Castellón, nous
échangeons volontiers son aide contre quelques mets asiatiques que nous lui payons à lui et sa petite famille. Grand bien nous fasse, nous finissons enfin par
trouver un appareil digne de se nom !

Le Technicien installe le nouveau controlator de carga solar qui nous assurera lumière
et musique par tous les temps !
Et nous voila reparti après une nuit au port plus que mouvementée. Quand le vent fait des siennes c’est un opéra de cliquetis, de claquement et de grincement qui
s’ouvre, offert par un orchestre de drisses, d’écoutes, de pendilles et d’amarres, accompagné d’un coeur de clapotis… Merci le sommeil réparateur.

Pour agrémenté le voyage, le capitaine se donne en concert
Dés le matin, on expérimente une petite navigation s’accompagnant de rafales à 40 noeuds et une bonne houle. L’occasion de tester notre adresse au découpage
d’oignon avec 25°de gite. La mer ayant décidée que notre hygiène laissait a désirer, nous avons tous les trois eu droit a un bonne douche salée.

Marion à la barre admirant les dernières lueurs du soleil
Après une première tentative d’entrée dans un port pour nous abriter, nous faisons demi tour. L’étroitesse du couloir d’entrée entre les digues du port et la forte
houle auront eu raison de notre enthousiasme et du moteur. Mieux vaut être raisonnable en navigant quelques heures de plus que de manger les rochers d’une digue
espagnole. Nous poursuivons jusqu’en fin de soirée et débarquons finalement à Oropesa del Mar…
Ça y est ! Enfin la fin de cet anticyclone qui nous faisait sauter les T shirts, fini le vent chaud du sud, on va enfin pouvoir avancer nous profitons d’un bon
vent de nord pour gagner 30 miles au sud en passant le delta de l’Èbre

Maël barre, les autres s’occupent de la tisane au chaud puis on se relaie toute la
journée au rythme des siestes de l’équipage

Voilà trois jour que le nouvel équipage s’est fait au doux tangage du Piana. Jusque là tout va bien, les novices se sont bien adaptés et n’ont pas eu a renvoyé le
contenu de leurs estomacs sur les flanc du navire.

Les échanges de services dans le port de Taragonne me conduisent en haut du mat de Philippe pour les installations accrobatiques
Depuis le port de Tarragone, où nous avons réglé les derniers préparatifs avant le départ (changer « el controlator de carga solar », ranger la cabine, opérer de
multiples réparations pour le voisin Biarrot, faire les zouaves, etc..), nous sommes parti pour franchir le Cap de Salou.
Durant quelques jours où le vent ne nous laisse pas avancer, nous décidons de randonner dans le magnifique parc national de Garraf où l’Autoroute, la voie ferrée
et les carrières se cachent discrètement dans ce paysage préservé, entre deux antennes relais.

Le vent tourne enfin et nous essayons d’aller le plus au sud, anniversaire à 7 nœuds et 2 ris :
Désole pour le son de la vidéo…
Après 3 jours sans avancer et un retour en arrière hier pour se mettre à l’abri, le vent a tourné la nuit dernière et nous partons à 6h pour en profiter. Objectif
Barcelone: 35 miles au Sud Ouest. Toute la navigation, nous luttons contre la fatigue et elle gagne on s’endort à peu prés partout sur l’embarcation, on accuse le
coup des nuits de mouillage pas tout à fait calmes. Nous envoyons le spi dès que le vent passe sous les 5 nœuds, décidés à passer au plus vite cette portion de
côte assez moche.
Nous sortons juste de la Costa Brava, assez sympa, mais avec uniquement des villes et des villages de vacances fantômes en hors saison.

On joue du tangon en permanence, je ne pensai pas que le vent était aussi changeant qu’à
Saint Victor sur Loire…

Nous sommes en vue de Barcelone, pas de houle, nous arrivons droit sur les grues du port commercial.

Les 3 cheminées sont un excellent repère pour trouver le port de Badalona
Après avoir trouvé hier un mouillage roulant au point de ne pas pouvoir tenir dans le bateau, nous décidons d’aller bivouaquer sur la plage, au fond de la crique.
Après un bon repas dans la machine à laver (la cuisinière pouvait presque faire des tours complets) l’équipage s’en va pour un sol plus stable quand, pour monter
dans l’annexe qui se trouvait entre 20 cm et 2m sous le bateau, nous tombons à l’eau, les équipiers, les sacs de couchages, les couvertures, les oreillers se
retrouvent à barboter sagement autour de l’annexe renversée.
Vers 22h, nous rejoignons le port le plus proche, et … Les Suisses qui ont su trouver refuge au même endroit où, bizarrement, on s’y fait plus secouer par la
houle qu’en mer. Au matin, on nous annonce que nous avons eu le plaisir de dormir dans un port à 70€ la nuitée. Nous décidons de négocier le prix de façon
insistante pour tomber à 20€. Nous profitons donc de la journée au port pour faire sécher nos affaires.

Opération séchage après la nuit blanche de la veille
Coucou à tous! Nous sommes maintenant sur la Costa Brava, les conditions sont bonnes et le vent nous pousse un peu plus chaque jour vers le Sud.

Préparation de la bonite pêchée en rejoignant les Suisses au large !

Après avoir quitté Dali, nous venons nous assurer que l’équipage Suisse Allemand du
Juliette se porte bien, sans radio et avec un spi déchiré autours du génois. Nous les rattrapons avec 30 nœuds de vent, deux ris et le tourmentin…

À quai dans une cala du Cap Creus que nous passons au près le lendemain pour aller
mouiller à Cadaces devant chez Dali
Passage du cap Bear avant le cap Creus, accrochez vous, ça pousse !!
CAP BEAR from Piana Va Sana on Vimeo.
Nous sommes en approche de la frontière espagnole,
Aprés avoir passé la nuit à port Barcares. Hier, du soleil et très peu de vent. On à pu profiter du soleil à l’ombre du spi !

Comme le vent vient à manquer, on à fait des affaires en tombant sur cette petite annonce :


Je vous laisse calculer le prix du plein d’essence …

Dans tous les ports des pêcheurs passent leur soirées sous les lampadaires, nouvelle
forme de méditation côtière ? On dirai bien…
On y est! Le départ de frontignan s’est fait ce matin, l’équipage a fait ses au-revoir à nos amis du port.

Merci à Benoît pour avoir joué les reporters pour notre départ de
Frontignan.

Nous partons au portant, le génois tenu avec le tangon et faisons route à 7 nœuds bien
établis.

à ce rythme là, les 38 milles (environ 70 km) qui nous séparent de Bruissant sont avalés
dans la journée. Ciao Frontignan, direction l’Espagne !

Le pêcheur répare son chalut.

Le capitaine à la barre, un air de satisfaction se dessine sur son visage. L’Aventure commence enfin !
Nous mouillons ce soir dans la rade de Gruissan. On va bien dormir…
» Il y a plein de gilets jaunes dans la rue, à quai il y a en une autre, sereine et tout de jaune vêtue, qui n’a pas besoin d’essence pour
avancer. »
Le premier équipage s’est embarqué le 17. Mattéo est là pour un mois et ce soir nous avons réglé tous les « bricoles » qui restaient à traiter (remontage du moteur,
installation du nouveau compas de route, Installation du nouveau système d’eau potable, réparation des WC, stockage et rangement réfléchi de tout ce qui est à
bord)

Mattéo est concentré à apprendre le français avec une méthode Russe (oui il faut des
livres longs à lire en bateau)

L’habitacle prend de l’allure petit à petit !

Le bricolage quotidien touche à sa fin (heureusement)
Ce soir nous sommes prêt à partir et demain nous appareillerons en direction de l’Espagne, la météo semble bien vouloir être de la partie !
Dernière semaine à terre, je prend le temps pour faire les valises et ne rien oublier.
Un canoë gonflable neuf, prêté par Flo, fera une super annexe, une ancre de secours maison de 8 kilos soudée avec amour par mes soins,
un système radar « AIS » bricolé avec un pc (pour les curieux voilà le tuto de réalisation : Fabrl’intiquer un récepteur AIS), un peu de patience, une antenne GPS neuve, voilà un
équipement de navigation au top !

L’ancre de secours de la fière embarcation, entrain de sécher, au QG des opérations basé
à Charly.
En attendant de larguer les amarres, le premier équipage se prépare au premier mois de navigation, au programme la côte française puis le passage du cap Béar aussi
appelé « le cap Horn de la Méditerranée » … J’ai hâte !
Entre deux couches de peinture dans le carré je vais naviguer avec Jean Luc sur le Sans Rival, un voilier tout en bois, une pièce unique qui forme un tableau
parfait avec son capitaine et le chien du bord « Maya »

Le Sans Rival quitte son port d’attache pour aérer ses voiles

Jean Luc vit à bord et travaille à réparer son bateau depuis 5 ans, dans quelques mois
le « Package » prendra le large pour des latitudes plus clémentes.

Notre couple Belgo-Breton favori nous suit de près pour sa promenade Dominicale
Julien est à bord, nous décidons de faire une sortie au milieu des surfeurs finalement nous rentrons rapidement après notre séance de voilier surf…

Arrivée surfée de Piana et son équipage au port de Frontignan
Travaux en tout genres sur Piana, on s’occupe sous la pluie et par force 8. Je fais sécher la peinture avec un petit chauffage électrique gracieusement prêté par
mes voisins de pont Charles et Jean Luc

Navigation de nuit avec Morgane et Jérémy venus passer le week-end à bord et me donner un coup de main dans les préparatifs.

Morgane et Jéremy, petit déj aprés une navigation de nuit au large de Frontignan.
Première sortie à bord de Piana, le voilier marche bien par petit temps mais se comporte vraiment comme un petit dériveur type « 420 » ce qui est très
agréable.

Première sortie sur le Piana, rassurez vous, ma mère est à la barre !
Les travaux commencent par le point central du bateau : La cuisine !

Confection et réalisation du meuble qui va recevoir la cuisinière à cardans 2 feux
restaurée de Lof, un voilier OVNI parti autours du monde, merci à René !
Le Chèque est signé, Piana va aller au Maroc chargée d’ailes de parapente !



































